Première vague 2020 - 1890

PREMIÈRE VAGUE 2020

La sculpture funéraire s’est trouvé une désignation, une limite et un moment dans le temps. Elle sera désormais appelée Première vague 2020. 2020 est la quantité maximale de décès qui pourront être portés par la sculpture.

Notre chère mère, née le 25 avril 1930, est décédée des suites de la C. difficile le 11 janvier 2004 à l’hôpital. Elle était couturière. Elle avait travaillé durant quarante-six ans dans des ateliers qu’on a déjà qualifiés « d’usines de sueur ». Même si elle n’était âgée que de 73 ans, son corps était usé à la corde.

La dernière fois que je l’ai vue sur son lit d’hôpital derrière la toile tendue, cinq ou six heures avant son décès, au milieu de la nuit, elle avait les dents serrées de rage. Elle avait vécu u ne vie moralement exemplaire. Elle avait été un modèle d’empathie envers la vie et les vivants et n’acceptait pas de finir sa vie comme ça.

Le souvenir des derniers jours de vie de notre mère est aussi brûlant aujourd’hui qu’en 2004. Pour cela, je ne pouvais être insensible au drame qui se déroule autour de nous et nous atteint tous au cœur. Un drame qui sous bien des aspects doit ressembler à celui de notre mère.

Pour ne pas me sentir trop démuni devant la situation, je réalise une sculpture et cette chronique, une sorte de soliloque, que j’écris au fur et à mesure que la réalisation de l’oeuvre avance et que la situation évolue.

Au début de la période de confinement, des organisations culturelles ont invité des artistes, qu’ils allaient sélectionner, à produire des événements dans le droit fil de l’art contemporain inspirés par l’urgence sanitaire, s’étalant de vingt-quatre heures à soixante jours.

N’étant pas un artiste habituel de leurs réseaux, après quelques jours de réflexion, la pulsion artistique qui m’habite depuis longtemps a attrapé la balle au vol en m’incitant à y aller, comme tout ce que je fais, de mon initiative personnelle.

En 1982, à l’âge de 32 ans, j’étais toujours – préférant l’art brut à l’académique – un artiste autodidacte. J’étais âgé de quarante ans lorsque j’ai consenti à la formation universitaire en enseignement de l’art et obtenu une maîtrise à quarante-six ans. Ma famille et moi habitions sur la rue Aylwin, dans le quartier Hochelaga, où j’ai grandi. À cette époque, à travers les médias et les préjugés sociaux ambiants, je me sentais d’une certaine manière confiné dans ma condition d’artiste et d’ouvrier.

Être artiste et faire de l’art sa vie semblait superflu. Ce qui se disait de nous, le peu de dignité qui était accordé à ma famille, à mes amis et voisins, alors que j’assistais parfois à des gestes de courage, d’empathie et même d’abnégation, ne nous ressemblait pas.

Je trouvais cela très injuste. Pour exprimer ma déception j’avais peint un tableau intitulé « Momie en brique ».

Momie en brique, 1982
Confiné, mais pas emprisonné.

Enfant, avant que notre famille ne soit expropriée vers le quartier Hochelaga-Maisonneuve, j’avais connu l’exclusion sociale provoquée par l’infirmité et la maladie. 

3 doigts en +
Logo de Bourjoi, alias Trois doigts en + (article)

Je suis, pour toutes ces raisons, resté très sensible à l’exclusion et au confinement social. Quelle qu’en soit la source, je connais très bien, pour les avoir longtemps ressenties, les émotions qu’inspire le confinement qui s’apparente aisément au rejet. 

Puisqu’il ne nous prive pas de la liberté de vivre et d’être, le confinement n’est pas tout à fait un emprisonnement. Même si les conditions du libre arbitre changent de nature. Étant le reflet de la vie, qui coûte que coûte, ne cherche qu’à vivre, le libre arbitre reste entier.

Notre premier ministre, monsieur François Legault et le docteur Arruda ont plus d’une fois affirmé, que la génération qui meurt dans les CHSLD était la génération qui avait construit le Québec. Ce n’est pas la seule. Toutes les générations finissent par le faire, mais celle-là aura été celle qui l’aura fait à l’orée de la modernité en posant les bases de la modernité pratiquement à mains nues. Je l’ai vu. J’étais là lorsque mon père a construit notre résidence familiale avec un marteau et une égoïne.

J’étais âgé de seize ans lorsque j’ai fait le choix d’acquérir par l’expérience les manières et les gestes de l’art dans les usines avec mes amis du quartier en apprenant leurs métiers avec eux. Je l’ai fait durant vingt-cinq années qui se sont avérées à me sembler au final comme si j’avais vécu plusieurs vies.

J’ai vécu intensément la vie de l’homme d’usine, d’un bout à l’autre de Montréal. j’ai vécu la vie de l’ouvrier salarié en pratiquant plusieurs métiers aux exigences diverses. Tout en faisant de l’art, J’ai été apprenti plombier, magasinier, machiniste, artisan soudeur et bien d’autres. Tout en produisant et exposant de ci de là d’innombrables oeuvres.

J’ai aussi couru d’un chantier à l’autre en tant qu’inspecteur sur le service en contrôle de la qualité par procédés non destructifs. En voiture, en camion et en avion, j’ai parcouru le Québec de Montréal à Rouyn-Noranda, en passant par Cornwall et Saint-Romuald, jusqu’à Labrador City. Autant de lieux, de visages de femmes et d’hommes, de vies réelles du Québec qui, en écrivant ces lignes, me reviennent à l’esprit.

Ces métiers appris en leurs compagnies sont tous des métiers que je pratique comme si chacun d’eux était une seconde nature. Des métiers qui meurent avec plusieurs des victimes âgées du Covid-19. Des métiers qui ne suffiront plus désormais à vivre une vie en se sentant utile.

C’est pour cela que j’ai entrepris de faire une sculpture à leur manière. Une manière où l’outil est toujours prolongement de la main. Une manière qui est l’expression de beaucoup d’expérience et de savoir-faire. Un lot de connaissances intimes des procédés, des outillages et des matériaux. Une manière qui s’ajuste, comme ils se sont ajusté au monde qui leur était offert sans alternatives, patiemment au fur et à mesure que les choses et le travail avancent. 

Une manière qui ne compte, ni la sueur, ni le temps. Que l’excellence du travail le mieux fait qui soit. Une manière qui soit un cumul de gestes célébrant une sorte de rituel.

À la grandeur du Canada, même de nos jours, seulement cinq pour-cent des artistes de toutes catégories gagnent plus de 15 000$ par année. Je me suis adapté à la condition d’artiste – ce que je souhaite à tous – en construisant et structurant solidement un milieu dans lequel j’ai accès à tout ce qui me permet de vivre pleinement ma vie d’humain et d’artiste au quotidien. 

Je viens d’un monde qui savait, en toute dignité, construire le monde matériel sans chercher à le posséder. Une attitude que tout le Québec redécouvre pour certains et apprend soudainement à estimer pour d’autres depuis que nous découvrons tous ensemble les vertus de l’autonomie matérielle.

J’y vis avec ma famille, j’y suis en sécurité.

Beaucoup de discipline, de quant à soi et une certaine sagesse humaine m’ont conduit à considérer que tout ce qui importe vraiment dans la vie, que nous soyons natif ou immigrant, est près de soi, là où on a fait son nid, plutôt que dans un ailleurs où l’on ne trouverait pas l’amour et l’amitié qui donnent du sens à la vie.

Sur les chantiers, les ouvriers avec lesquels j’ai travaillé disaient que le métier, la famille et les amis qu’ils portaient en eux constituaient l’essentiel des bagages qu’ils emportaient avec eux en région éloignée.

Tout cela conduit au projet faisant suite au confinement de tous. Plus particulièrement des personnes âgées de plus de soixante-dix ans comme moi. Les plus menacées par le virus qui sonnera le glas de la vie d’un trop grand nombre d’entre nous.

Nous avons tous pour la très large majorité été occupés à vivre sans chercher de quelque manière que ce soit – je le redis – à posséder le monde.

En ces temps difficiles, je suis chaque jour occupé à faire de l’art, comme je le fais déjà depuis plusieurs années, dans l’atelier que j’ai construit – à la sueur de mon front – dans notre cour arrière en l’an 2000, au sud-ouest du quartier Hochelaga.

Il y a cinq ans de cela, j’ai écrit et fait imprimer sur les t-shirts que je porte tous les jours une phrase résumant tout ce qu’on peut penser de l’art:

TOUS ARTISTE. L’Art, le premier art de tous, est l’art de devenir … Humain

J’en avais fait l’article ci-dessous qui avait été publié dans les pages de Quartier Hochelaga – malheureusement fermé depuis le mois de juin 2019 – .

Tous artistes
Article de janvier 2016 : Tous artistes.

Ce qui n’empêche pas de faire une vie d’artiste transformant tout en art. Ce qui n’interdit pas le dialogue entre l’artiste qui a consacré une vie à l’art et le citoyen qui n’a pu pour toutes sortes de raisons en faire autant.

Bourjoi, l'artiste dans son atelier, février 2020
Photo: par Richard Chabot

Enfant, j’ai subi plusieurs pneumonies (9) et vécu de longs séjours à l’hôpital. J’en ai appris que la vie elle-même est la seule limite à la vie et qu’il est impossible de brider un coeur qui bat au rythme de la vie. 

De toutes sortes de manières, mon atelier est ouvert sur le monde. Ce qui est fait pour le monde – l’art par exemple – doit être ouvert sur le monde. Sans cesse présent au monde.

Tous les ans, j’y reçois quelques centaines de visiteurs – entre 350 et 400 – comme monsieur Richard Chabot, qui en a profité pour prendre la superbe photo spontanée de moi qui accompagne cet article.

J’ai construit mon atelier dans le quartier où j’ai grandi et dans lequel  je suis heureux de vieillir.

TOUT PRÈS, TOUT AUTOUR
Tous les matins, je me retrouve là où j’étais la veille.

Ces jours-ci, c’est la catastrophique COVID-19, ses angoisses et ses deuils humains, les pertes de vies et la perte de notre mode de vie qui l’accompagnent, qui y entrent.

Le monde ressemble également aux promeneurs qui viennent voir les nombreuses œuvres à l’extérieur de mon atelier avec lesquels j’échange parfois quelques mots à distance, avec lesquels je maintiens le dialogue entre l’art et la vie ordinaire, même s’ils ne peuvent plus, malgré leur curiosité, m’approcher et visiter l’atelier.

Malgré la quarantaine, mon atelier reste lumineux et ouvert sur le monde. Un monde pour lequel je réalise une sculpture venant d’un coeur qui même confiné ne peut cesser de trouver de l’art sous chacun des plis et replis de notre humanité.

Il y a près de deux ans de cela, une équipe d’émondeurs a dû abattre un arbre près de chez nous.

Curieux de voir de près les sculptures devant mon atelier, les émondeurs sont entrés dans mon univers. J’en ai profité, comme je le fais souvent, pour leur faire visiter.

À la fin de leur journée – je les en remercie beaucoup – ils ont laissé un beau billot de 4 pieds (122 cm) devant ma porte.

J’ai appliqué un composé scellant à base de cire aux deux bouts du billot que j’ai mis à sécher au fond de mon atelier en espérant en faire une sculpture un jour.

Ce moment est arrivé.

Je ne suis pas médecin. Je ne travaille pas dans le monde médical, mais artiste.

Je me dois de faire mon travail d’artiste.

Exprimer comme je le peux, le chagrin que notre société ressent. Comme si à l’avance je devais concevoir un monument chargé de souvenirs.

Depuis le début du mois d’avril, je perce dans le billot autant de perforations qu’il y a de décès provoqués par le coronavirus au Québec. 

Cavité et clou carré
Cavité et clou carré
Cavité de 2,54 cm
Cavité de 2,54 cm

Une manière d’inscrire dans un tronc d’arbre nous venant de la nature, le vide que ces disparus laisseront derrière eux, dans notre monde et la nature. Je grugerai le bois de l’arbre, comme notre réalité sera grugée par ce drame collectif.

Clous carrés récupérés
Boite de clous de 1929

En 1987, j’explorais l’emblématique figure historique du gisant. https://fr.wikipedia.org/wiki/Gisant.

J’en ai fait quelques œuvres. J’en ai toujours une dans ma collection personnelle qui se trouve dans mon atelier.

L’œuvre est composée de plusieurs matériaux. La base est faite d’acier sur lequel j’ai fusionné des baguettes de bronze. Au-dessus se trouvent deux pièces d’aluminium que j’ai gravées à la main. Le personnage gisant supporté par les pièces en aluminium est en frêne –  ce même bois miné par l’agrile du frêne comme par un virus – dont la couleur foncée a été obtenue en brûlant la surface avec une torche de soudage. Le personnage est couvert de pièces en cuivre martelées à la main.

Gisant vu de face

De part et d’autre du personnage représenté, un personnage anonyme comme la très grande majorité d’entre nous, j’ai gravé les mots qui font vivre, les mots par lesquels nous restons en vie.

Par exemple : l’amour en soi qui devient être aimé et nous permet ensuite d’aimer les autres. Gravé, cela fait « Amour, Aimé, Aimer ». Ou « Nourriture, Nourri, Nourrir ». Et ainsi de suite. Ce qui est humain, le recevoir et le donner.

Le bout de tronc d’arbre sur lequel je travaille est installé à l’horizontale sur un support que j’ai fabriqué à cette fin dans l’atelier où j’ai l’espace, les matériaux, les outillages, les équipements et accessoires permettant, quelle que soit l’inspiration, de réaliser mes œuvres malgré la perte radicale de revenus que les artistes comme moi subissent en cette période de confinement.

14 avril, 435 + 9. La sculpture et sa base mécanique.

Chargé de stigmates, le billot sera une sorte de gisant portant le souvenir d’autant de victimes du COVID-19 que le billot pourra en porter. 

Au début du projet, j’ai pensé creuser autant de cavités qu’il y aurait de décès au Canada, mais la tâche m’a rapidement semblé insurmontable.

Alors, puisque nous y avons de la famille et des amis, le 6 avril, j’ai creusé neuf cavités de plus que le total de décès au Québec, une cavité supplémentaire pour chaque province.

Au centre de chacune des cavités est enfoncé un clou carré. Les clous en question ont été récupérés lorsque nous avons fait remplacer le plancher de merisier de notre cuisine qui datait de 1929. 

Au début j’avais quatre cent soixante-sept clous, ce qui semblait beaucoup. Je les mis dans une boîte en bois que j’avais fabriquée pour cela. Malheureusement, le 18 avril il y avait déjà 805 décès au Québec. Daniel Marino un ami artiste du quartier m’a remis 280 clous qu’il avait récupérés en rénovant une maison construite en 1910. J’ai aussi commandé plus de 690 clous antiques à Antiquités Michel Prince et plus de 1000 clous neufs de Quincaillerie des forges. 

Le vingt-trois avril, il y avait 1143 victimes au Québec. Le 30 avril j’ai dû me résoudre à limiter ce nombre à 2020. Il y aura beaucoup d’absent, mais cela sera suffisant pour souligner l’ampleur de la catastrophe et la situer dans le temps.

J’ai aussi tenté de trouver un autre billot afin de faire une deuxième sculpture mais en cette période de confinement, je n’en ai pas trouvé.

Durant tout le mois d’avril je ne savais pas comment qualifier une oeuvre de ce type-là.

L’art est ainsi.

Au début de votre vie, lorsque vous êtes débutant, vous faites de l’art. Avec le temps. Soixante ans de passion dont cinquante ans de pratique plus tard, c’est l’art qui fait l’artiste.

Le 30 avril j’ai laissé le titre Première vague 2020 s’imposer à moi.

Ces clous carrés ressemblent aux excroissances de protéines apparaissant à la surface du virus du COVID-19.

Les cavités seront teintes en noir avec de l’encre de chine – cela n’a rien à voir avec la Chine dont parle l’actualité. C’est ainsi qu’on désigne cette encre. – appliquée avec une seringue médicale et les clous peints à la main avec du blanc de titane dont je me sers pour mes tableaux afin d’intégrer, par les médiums utilisés et les gestes, la sculpture au monde de l’art. La couche de blanc ressemble à un linceul qui couvrirait chacun des clous. Les clous sont peints également de la couleur des fantômes der cyclistes déposés parfois près du lieu où le cycliste est tombé sous les roues d’un véhicule moteur.

Foisonnement

La seringue représente la médecine, la science et la biologie composant nos connaissances permettant d’affronter cette menace.

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, je suis fasciné par l’esthétique foisonnante de la nature.

Graduellement, un peu plus tous les jours, le gisant Covid-19 adopte l’aspect foisonnant qu’on retrouve fréquemment dans la nature. Il est tout à fait fascinant de voir à quel point le cumul d’un grand nombre de gestes modestes, qu’a bien connu la génération qui nous quitte brusquement malgré elle, arrive à imiter la nature.

Gisant Covid-19, 6 mai
Gisant Covid-19 6 mai 2020

Le projet ne s’arrêtera pas là. Je récupère également les morceaux de l’écorce et le moindre copeau de bois venant du perçage des cavités.

Lorsqu’il ne sera plus possible de poursuivre le perçage des cavités, je fabriquerai un coffre en bois de pin et en verre que je fixerai au support sous le billot dans lequel les copeaux seront préservés.

Pour l’instant, je n’ai pas accès aux noms des victimes du virus Covid-19.

J’ai tout de même imaginé la production de badges en bois sur lesquels seraient gravés les prénoms des personnes décédées. Découpés et gravés au laser, les badges – porte noms – seront carrés comme on disait des cinq sous.

Dotés de douze côtés, ces aplats représenteront les douze heures de l’horloge du temps qui passe ainsi que les douze mois de chacune des années ayant été vécues. Exprimant toute la tendresse que nous devons ressentir envers les victimes du Covid-19, les badges seront déposés sur le lit de copeaux dans le coffre en verre.

J’ai présenté une demande d’information aux instances politiques. J’attend une réponse. Quelque soit leur réaction, je ferai les 2020 badges en espérant qu’ils ne seront pas tous anonymes.

3 jetons prénoms, dates
3 jetons, prénoms dates

Même si je suis en confinement. Cela n’est pas une raison pour garder ce que je fais secret. Depuis plusieurs années, je l’ai déjà expliqué plus haut, la porte de mon atelier est ouverte aux visiteurs.

Pour un certain temps, cela ne sera plus possible. Alors plutôt qu’attendre que le monde vienne à l’atelier, j’irai, moi, avec les moyens modernes mis à notre disposition, vers le monde.

Je le fais virtuellement. Je claironne ma présence et ce que je fais en étant convaincu qu’il vaut la peine que je le fasse et l’annonce avec tous les moyens à ma portée.

Tous les jours je met de côté des vidéos de ce que je fais, du traitement de la sculpture et des accessoires. Dans un contexte d’unité de lieu et d’action ce sera assez compliqué d’en faire un montage dynamique comme nous sommes habitués d’en voir de nos jours. Mais je le ferai tout de même.

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Ci-dessous une illustration de ma vision graphique personnelle du virus accompagné d’une légende:

DE COEUR EN COEUR, LE COURAGE ET L’ESPOIR BATTENT AU RYTHME DES HUMAINS COMPOSANT L’HUMANITÉ.

©2020 Leopol Bourjoi bourjoi.com

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