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Il y a quelques années, John Gray écrivait que les hommes viendraient de Mars et les femmes de Vénus. Selon ce concept tentant de dénouer beaucoup de préjugés, il y aurait des différences de nature déterminantes entre les hommes et les femmes. Des différences tellement profondes que les femmes et les hommes pourraient aussi bien provenir de planètes différentes.

Personnellement, je n’y crois pas. La nature ne perd pas son temps à différencier outre mesure des êtres qui ne sauraient de toute manière ce qu’ils pourraient en faire. Il y a selon moi une seule nature par espèce. Depuis des millions d’années, la nature n’entretient que des nuances essentiellement sexuelles et la fécondité différenciée qui en découle. Ces mécanismes lui suffisent amplement pour obtenir la diversité dont le génome a besoin. La nature peut parfois commettre le superflu, mais jamais le caricatural.

Je peux aisément concevoir qu’il y ait variation de détails sur un thème, différents habitus et, de ce fait, différentes natures psychiques et sociales. Rien de distordu sur l’échelle des valeurs.

Il est d’usage d’associer des caractères opposés aux genres. Il y aurait, ce qui est devenu commode, un caractère d’homme et un caractère de femme.

L’homme serait agressif et la femme timorée.

L’homme aurait tous les attributs supérieurs de la virilité s’érigeant en supériorité. L’homme serait explorateur, chasseur et défricheur.

La femme serait, tout en étant casanière, inquiète et émotive, inférieure.

Une vision simpliste de la nature humaine dont je n’ai pas depuis cinquante-huit ans été le témoin. J’ai vu hommes et femmes faire usage à tour de rôle, selon les circonstances, de ces traits de de caractère. Lorsque je travaillais à la Vickers, nous savions tous que seulement 8% des syndiqués salariés sur le plancher des différents ateliers survivraient à la retraite à 65 ans. Que 92% n’arriveraient pas à en profiter. Tous les jours, ces travailleurs acceptaient cette réalité pour leur famille, leur conjoint, leurs enfants en poinçonnant consciencieusement leur carte de temps.

Comment devrait-on décrire cette attitude? L’expression de la part féminine? Sens viril du sacrifice ou tout simplement dévouement? Que nous soyons hommes ou femmes, il n’y a qu’à constater l’expression de la part humaine se trouvant en chacun de nous.

En page A34 de La Presse de jeudi 16 octobre 2008 nous avons lu un texte dans lequel l’auteur prétendait que les politiciens essentiellement fédéralistes tels Cartier, Laurier, Lapointe, Trudeau, Mulroney, Chrétien auraient été des constructeurs. Je n’ai rien à dire des personnages en deux dimensions de notre histoire pas si éloignée. Les vifs, je les suppose plutôt émules de Ganelon. Alors que Papineau, Bourassa, Duplessis coincés sur le papier, Lévesque, Bouchard et Duceppe seraient des protecteurs. Une thèse choquante à plus d’un titre.

Je ne peux me targuer de comprendre ce qu’il y avait dans la tête de l’auteur. Je dois m’arrêter au texte et, comme nous avons, mes collègues et moi, le privilège de l’enseigner à l’école secondaire, comprendre ce qui suinte entre les lignes. Lorsque l’auteur, journaliste chevronné jouissant d’une tribune exceptionnelle, écrit constructeur, veut-il dire hommes virils? Lorsqu’il écrit protecteur, veut-il dire hommes à la large poitrine réconfortante? Si cela est, je ne peux m’empêcher de le voir, j’y décèle une note de mépris pour les artisans de la Nation québécoise.

Selon cette thèse, les Québécois auraient défriché ce pays et ne sauraient pas le construire? Ce jour-là, j’en suis certain, le curé Labelle a dû faire quelques tonneaux dans sa tombe.

Que seraient Jean Charest et Lucien Bouchard selon cette thèse? Des travestis?

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