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Griserie de la vitesse | BOURJOI

La griserie de la vitesse

En art, nous usons parfois d’un processus que nous nommons le «work in progress » (travail ou oeuvre en cours). Suivant ce principe, l’œuvre à laquelle nous travaillons n’est jamais terminée, elle est perpétuellement en élaboration. Elle est la représentation progressive d’un esprit vivant de créations.

Il en est de même pour le blogue. Je me suis donné comme contrainte de publier un texte à tous les dix à quatorze jours. Il semble que certains textes soient plus laborieux à écrire que d’autres.

Dans le texte ci-dessous, par exemple. Je peine à faire une synthèse. Je voudrais qu’il soit lu avec un certain plaisir tout en étant conscient qu’il peut sembler aride. Afin de préciser mon point de vue, de nombreux concepts me viennent à l’esprit, mais je ne peux tout écrire. Je dois tout en poursuivant ma réflexion faire des choix. J’y apporterai durant les jours prochains des corrections et des précisions de sens.

Je sollicite et apprécie la compréhension de vous tous lecteurs attentifs.

La griserie de la vitesse

L’évolution de la vie sur terre a permis de donner le jour à l’humain.

La sélection naturelle cherche depuis longtemps à former des organismes ayant le plus de chance de survivre dans un environnement mortifère assez longtemps pour se reproduire, si c’est à plusieurs reprises, c’est mieux.

Pour arriver à ses fins, le génome a développé différentes stratégies d’efficacité, une sorte d’économie du vivant. Que ce soit pour le moustique ou l’éléphant, la survie n’est possible qu’à la condition d’assurer un équilibre entre l’environnement, les ressources disponibles et les besoins de l’organisme.

L’humain ne peut espérer mépriser impunément cette forme d’économie que la vie, à la suite de millions d’années passées à expérimenter différentes formules, a appris à respecter.

La vie serait apparue il y a environ 3,5 milliards d’années, essentiellement sous forme de bactéries et d’algues. Les organismes plus complexes, il y a tout de même très longtemps, il y a environs 600 millions d’années; bien avant les impressionnants dinosaures qui se sont éteints il y a 65 millions d’années.

Sur Terre, la plus importante source d’énergie se fractionne en de nombreuses sources secondaires. En premier lieu le Soleil. Une gigantesque fournaise semblable à des milliards d’autres étoiles opérant grâce à la pression gravitationnelle engendrant la fusion. Le rayonnement solaire est ensuite capté par le corps presque froid (si on ne tient pas compte du noyau terrestre) qu’est la Terre et emprisonné sous la mince enveloppe atmosphérique. D’ailleurs, le pétrole n’est que cela, un concentré d’énergie solaire captée par les plantes depuis des millions d’années et enfouie sous le sol.

Nous consommons l’énergie solaire figée dans le pétrole. L’énergie propre idéale sans intermédiaire toxique serait l’énergie solaire. C’est l’énergie que les plantes absorbent depuis très longtemps grâce à la photosynthèse, ou encore mieux la fusion plutôt que la fission irradiante et explosive. Depuis quinze milliards d’années, c’est ce que l’univers réussit à faire de mieux.

Le vent également est également une autre manière de capter l’énergie thermique du soleil sans trop de toxicité si ce n’est dans la fabrication des éoliennes et réseaux de transport. Heureusement, les éoliennes peuvent également être de dimensions domestiques.

Lavoisier, pour ainsi dire, l’inventeur de la chimie moderne disait : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (Principe incontournable de la thermodynamique).

Ce qui revient à dire que tout organisme ou mécanisme pour fonctionner doit s’inscrire dans un, parfois plusieurs cycles d’échanges. Il doit être à la fois ouvert et fermé. Fermé afin de maintenir son intégrité et ouvert pour participer aux cycles d’échanges essentiellement thermiques. Absorber des calories, ingérer des nutriments, brûler des huiles et parce qu’il y a forcément entropie (tout se dégrade) rejeter des déchets.

Tout cela ne peut se faire n’importe comment suivant n’importe quel procédé. Même si le principal mécanisme en est un d’essais et erreurs, les résultats ne peuvent être livrés à l’improvisation. Depuis le début de la révolution dite industrielle au milieu du dix-neuvième siècle nous avons accumulé beaucoup de savoir-faire, menés d’innombrables expériences dont nous pouvons, maintenant il me semble, tirer des leçons importantes.

L’association du combustible fossile avec le moteur à explosion est une expérience déplorable. L’équilibre coûts-bénéfices est un échec total.

Faire de la sculpture ne se limite plus à utiliser un ciseau à bois ou tailler la pierre avec une pointe d’acier trempé. Lorsque j’ai appris les techniques de soudage oxyacétylénique, j’étais fasciné par le phénomène de fusion de l’acier. Chauffé à haute intensité, pas trop, juste assez, le métal adopte une teinte d’un bel orangé translucide, comme une friandise succulente qu’on imagine facilement fondre dans la bouche. Naturellement c’est impossible. À quelques centaines de degrés Celsius, on ne peut même pas l’approcher à mains nues. Cet état presque hypnotique de la matière ne se maintient qu’à la condition de lui fournir constamment une grande quantité de calories. Même si l’on a appris à l’utiliser à plus grande intensité dans le cas des lampes à incandescence, son coût énergétique et son absence de résilience en font, comme les modes de transports que nous avons privilégiés avec empressement, un état coûteux de la matière essentiellement temporaire qui ne peut être que transitoire.

La nature en 600 millions d’années, près de 6 millions dans notre cas, a réussi à assembler un organisme qui pour accéder aux ressources dont il a besoin et les transformer se déplace à très peu de frais en énergie en émettant des quantités de déchets biodégradables relativement peu élevés. Un organisme qui traverse le temps et se reproduit lui-même. Nous serions, parce que nous reconstruisons de l’ordre, comme le dit Erwin Shrödinger, du côté de la néguentropie plutôt que l’entropie. Tout le contraire de nos machines de bric et de broc.

Pour les besoins de notre survie, nous pouvons en absorbant environ 2000 calories par jour nous déplacer à près de 6 kmh durant plusieurs heures. Les muscles d’un homme normal de 70 kg peuvent produire 0,15 CV durant 4 heures sans s’effondrer de fatigue. Les admirables pèlerins de Compostelle marchent beaucoup plus que cela avec plaisir. Un humain de taille moyenne rejette normalement 0,30 litre de CO2 dans l’atmosphère à la minute.

Une automobile permettant de déplacer un organisme de 70 kg en moyenne pèse facilement 900 kg, soit 14 fois plus que son passager. Une petite voiture consommant 6L d’essence ou de diésel au 100 km (25 000 x 6 / 100 = 1500 calories au km) (humain 2000 / 24 /5,4 = 15 calories au km) utilise 100 fois plus de calories que l’humain. Les automobiles actuelles sont équipées de moteurs développant facilement 130 CV. 866 fois la puissance nécessaire à la marche. 1300L de CO2 ou 4000 fois plus que l’humain.

En vélo nous nous déplaçons en moyenne à 20 kmh durant plusieurs heures. Certains athlètes peuvent courir jusqu’à 37 kmh. Tous les matins je me rends au travail en patins à roues alignées sans aucune fatigue apparente. Je parcours ainsi dans les rues de la ville en respectant la signalisation et l’impétuosité reptilienne de certains automobilistes autour de moi, 7 km (alors que la moyenne Canadienne des déplacements pour se rendre au travail est de 7,62 km) en une vingtaine de minutes. Cela me semble excessif que le citoyen d’une ville utilise une automobile pour se rendre à son travail dans cette même ville.

Au vu de ces calculs, les résultats réels de l’économie motorisée que nous avons adoptée et favorisons de toutes sortes de manières sont négatifs. Elle ne pouvait fonctionner à long terme si ce n’est au prix de sacrifices qui ne peuvent être qu’insurmontables et ne peuvent conduire qu’à un échec de toutes les structures reposant sur son usage. Cela est similaire à utiliser un escalier mécanique en sens contraire. À moyen et long terme cela ne peut malheureusement, cela se conçoit aisément, qu’être tout à fait insupportable.

Surtout si nous intégrons le coût de l’automobile et ses doubles, les dommages environnementaux engagés pour sa construction, les infrastructures routières, les ouvrages de bétons qui s’écroulent en vingt-cinq ou trente ans, les rues à refaire tous les dix ou quinze ans, les blessés de la route, les handicapés et les morts, le smog et ses effets délétères. Sans, puisque l’automobile met leurs vies en danger, oublier les frais de sécurisation envers nos enfants pour qu’ils puissent traverser les intersections en sécurité lorsqu’ils se rendent à l’école.

Nous ne pouvons décemment oublier la récupération des déchets de l’automobile, toutes les pertes collatérales, les victimes, sans être aussi horribles, si ce n’est à petites doses, au moins aussi insupportables que toutes les guerres que mène actuellement l’humanité.

Tel un alcoolique nous acceptons de payer le prix excessif de la griserie à laquelle nous avons succombé graduellement pour quelques moments fugaces de vitesse, même pas de vraie vitesse, puisque ça ne conduit souvent qu’aux embouteillages et au stress.

En avions-nous réellement besoin? Les Amish survivent très bien sans ces excès mécanistes. Sans aller aussi loin qu’eux, n’aurions-nous pu investir cette passion pour le bidule mécanique dans la recherche de technologies de la santé? N’aurions-nous pu investir tous ces moyens dans une société du savoir, savoir être, savoir vivre? Dans la construction de nos villes, d’écoles, d’hôpitaux, de parcs. Tous les efforts que nous avons investis dans la motorisation du déplacement de notre petite personne en gaspillant l’essentiel de l’énergie utilisée, dans le design du corps de tôle à l’entropie très élevée, n’aurait-ils pu être consacrés au design de nos habitations à faible entropie plutôt qu’au très aisément oxydable corps de tôle ?

Il est temps de changer notre horloge interne. Cesser de ne voir que la pointe de l’aiguille horaire et appréhender le temps en éventail. À l’école secondaire, en enseignement de l’histoire et de l’éducation à la citoyenneté, ils appellent cela la flèche ou la ligne du temps. Lorsque je regarde une automobile. Je ne perçois pas que l’objet, beau ou laid, devant moi. J’imagine toute l’histoire du véhicule. Depuis le Fardier de Cugnot en passant par le design à l’élaboration du modèle en glaise se concrétisant dans l’emboutissage des tôles, l’usinage, l’assemblage, les tests, la livraison au concessionnaire, la mise en vente, l’achat. Cet éventail de temps couvrant les mois, saisons et années couvre tous les coûts d’utilisation, les accidents, les amendes, l’usure et la mise au rancart. Je visualise même le jour où nos enfants ne seront plus menacés par ce bricolage nauséabond et pétaradant. Nous ne pouvons plus, et n’aurions jamais dû n’apprécier que l’objet sollicitant notre complaisance. Nous sommes tous suffisamment informés pour voir plus et mieux que l’immédiat.

Voir au-delà le faux corps de tôle s’exhibant sans honte, ersatz maladroit, contrairement au corps humain, peu efficace, à l’entropie extrêmement élevée, à la dégradation rapide pour peu de complexification, à l’intelligence opposée au cerveau humain, primaire. Combien d’années d’utilisation, d’extrêmement coûteux fonctionnement séparent l’usine de fabrication de l’usine de récupération des déchets?

L’engouement pour l’automobile est une drogue à laquelle nous avons succombé il y a peu d’années. Comme à l’avion mastodonte qui n’aurait jamais dû remplacer le dirigeable. Nous avons tous encore à l’esprit l’image des enfants enthousiastes courants derrière ces fabuleuses machines cahotant dans la poussière. Quel bonheur durable ces enfants ont-ils rattrapé? Selon moi, notre dévouement à cette machine ne nous a apporté qu’une montagne de stress et le fractionnement du tissu social.

Il y a quelques années de cela, Marshall Mc Luhan écrivait que le médium était le message. Nous avons tous entendu et croyions avoir compris.

Il en est de même de la vitesse et de ses véhicules. Elle a créé les conditions nécessaires à la vitesse dont nous n’avions après plusieurs millions d’années d’évolution (?) aucun besoin pour survivre, croître et accéder au bonheur.

Il serait temps de tirer les conclusions qui s’imposent et accepter l’idée que ce n’est pas parce que nous croyons aller plus vite que nous vivons plus vite et mieux.

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