En matière de métaphore il n’y en a pas beaucoup qui puissent représenter la confusion politique électorale. Il y a bien le Soccer puisqu’on y pratique le croc en jambe allègrement et où on ne se sert de sa tête que pour frapper.

Il y a aussi le Hockey. Curieusement, l’un comme l’autre sont affaires de partisans. Il y a deux mille cinq cents ans de cela, les philosophes grecs ont imaginé des modèles de gestion des intérêts collectifs. La démocratie alors venait directement de la capacité de chaque citoyen à participer à la vie en la cité.

Il y a un peu plus de deux siècles de cela avec l’aide d’un Français du nom de Marquis de Lafayette, un certain monsieur Georges Washington a fondé avec quelques copains un pays se voulant démocratique. Georges Washington aurait préféré qu’il n’y ait pas de partis politiques. Il considérait que les élus devaient représenter la volonté et les intérêts des citoyens et non pas risquer de ne représenter que l’intérêt des coteries. À voir l’état de la démocratie américaine, nous voyons bien qu’ils n’y sont pas arrivés.

Tout en haut des Amériques nous usons de la démocratie à la manière britannique qui ne saurait faire ombrage à la royauté et aux privilèges des nantis. Nous appelons ça la démocratie parlementaire. La résultante en fut l’érection d’une enceinte au cœur de laquelle des adultes accomplis passent le meilleur de leur temps à se crêper le chignon.

Afin de rester dans la métaphore sportive, puisqu’elle semble s’y prêter aisément, nous avons ici au Canada depuis 1927 une organisation du nom de Ligue Nationale de Hockey (National Hockey League). Plusieurs équipes font partie de cette ligue. Il y a les Canadiens de Montréal, Les Sénateurs d’Ottawa, les Maple Leafs de Toronto, Les Oilers d’Edmonton ainsi que les Canucks de Vancouver.

Je n’ai jamais porté beaucoup d’intérêt aux sports de masse. Les seuls sports qui m’intéressent, ce sont les sports que je pratique, surtout pendant que je les pratique. Cela n’empêche pas qu’étant Québécois et Montréalais, tous les hivers je souhaite de tout coeur que le Canadien de Montréal remporte la coupe Stanley. Je ne peux douter qu’ils jouent pour moi et représentent ma combativité.

Les élections dites fédérales actuelles ont de particulier qu’elles se réduisent à l’ambition des Oilers d’Edmonton souhaitant devenir la seule équipe de la LNH. Une manière de monopole.

En page A10 de la Presse de dimanche le 14 septembre 2008, Yves Boisvert écrit à sa manière que nous devons nous attendre à la balkanisation du Canada. Pour ma part je ne comprends pas pourquoi nous devons faire partie du Canada pour y accéder. Nous allons bien aux États-Unis sans être américains. Certains même y passent une bonne partie de leur vie. Nous y allons même plus souvent qu’au Canada.

Madame Verner, ministre de son état, ne vient-elle pas de nous dire que si la culture Québécoise était importante pour nous, nous n’avions qu’à nous en occuper nous-mêmes? Qu’ont à nous offrir ces Canadiens que nous n’avons pas déjà : des écoles, des universités, un fleuve, des parcs, des villes, des hôpitaux, des oiseaux, de la fierté, une famille, des amis, des parents, des enfants, des voitures, des routes, du courant électrique, des légumes, du lait ? Nous produisons même des députés, ministres et premiers ministres Canadiens. Que peuvent-ils faire pour nous que nous ne sachions pas déjà faire.

Cela fait maintenant cent quarante et un ans que nous les accompagnons dans leur psychodrame. Ils n’arrêtent pas de nous dire qu’ils ont besoin de nous. Chaque fois que nous avons accepté d’être avec eux, ils ont refusé de nous ressembler et ont insisté pour que nous devenions différents.

Devrons-nous les tenir par la main jusqu’à la fin des temps?

Depuis la conquête anglaise et surtout depuis Lord Durham, ils ne sont pas arrivés à faire le pays qu’ils souhaitaient, et selon eux, à cause du Québec. S’ils y croient réellement, même s’ils veulent nous posséder pour que ce soit suffisant, ne devraient-ils pas se contenter du peu qu’ils ont?

Le parlement canadien ne reviendra jamais à Montréal comme en 1843. Le Québec ne sera jamais le Canada. Charité bien ordonnée commençant par soi-même. On a autre chose à faire que de justifier leur manque de plénitude.

Le premier ministre de l’Ontario souhaite avoir un parti comme le Bloc Québécois pour défendre les intérêts de l’Ontario. Nous en avons déjà un. Profitons-en.

Et si on doit se contenter d’être partisan d’une équipe sportive, mon équipe se reconnaît au bleu, blanc et rouge de sa fibre.

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