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Accès à notre fleuve | BOURJOI

Bord de l’eau

Suite au billet concernant le parc linéaire et le port de Montréal le long du quartier Hochelaga-Maisonneuve, j’ai été invité le 25 juin dernier à rencontrer l’animateur Antoine Normandie sur les ondes de l’excellente radio communautaire CIBL 101,5 FM.

Même si cela n’est pas mon intention, loin de là, Je ne désire aucunement en faire mon cheval de bataille. Je ne suis ni journaliste, ni orateur et encore moins un habitué des débats, j’ai, tout de même, en bon voisin accepté de répondre à quelques questions.

Les douze minutes de l’entrevue m’ont semblé deux minutes. Il n’y avait pas beaucoup à dire en si peu de temps. J’ai pu mentionner qu’il se tenait une admirable exposition au Château Dufresne montrant la vision d’excellence sociale des constructeurs du quartier Maisonneuve. Nous admirons jusqu’à ce jour le superbe patrimoine immobilier qu’ils ont laissé derrière eux.

Il n’y a là aucune comparaison possible avec l’indigent Port de Montréal qui lui pourtant à la différence de Maisonneuve n’a cessé de croître depuis ses débuts en 1830.

En 1990, peu de temps avant que l’entreprise ne ferme ses portes, j’ai réalisé une sculpture murale en bronze de près de deux mètres de largeur en hommage aux ouvriers de la Vickers. Cette œuvre se trouve maintenant, faut-il s’en étonner, au siège social de la CSN.

Durant plusieurs générations, les milliers de salariés de la Vickers, qui pour certains y ont passé l’essentiel de leur vie, ont eu accès au fleuve. Un accès limité, un accès tout de même. Certains travaillaient à l’atelier 7 tout à côté d’une des plus grandes cales sèches au Canada d’où, entre autres, a été livré un réacteur nucléaire. Il y avait également les ateliers où ont été construits les premiers hydravions canadiens, des submersibles, des brise-glaces, les premiers wagons du Métro de Montréal, la première éolienne installée à cap Chat, etc.

En 2000 le dernier bâtiment de la Vickers achevait d’être démoli. L’atelier de plus de cent-trente mètres de longueur dans laquelle étaient assemblés des sous-marins nucléaires, la «shop 2» le long de la rue Notre-Dame a été remplacée par un énorme monticule de terre. Était-ce le seul endroit à Montréal où ils pouvaient déverser ces milliers de mètres cubes de terre? Est-ce de la terre contaminée? D’où est venue cette terre si soudainement?

Aucun sens de l’Histoire, aucune fierté. Les démolisseurs n’ont entreposé que quelques pierres grises de la façade des bureaux de l’administration de la Vickers. Il faut se souvenir qu’entre le chemin de fer et le fleuve en face de la rue Viau il y avait une grande ouverture de pierre, semblable à la porte Saint-Jean à Québec, au dessus et de part et d’autre de laquelle était installée l’administration.

Tout a été détruit. Il ne reste aucun des grands moules ayant servi à couler les hélices de bronze, les machines-outils datant pour certaines des débuts de la Vickers. Il ne reste que quelques photos dont certaines se trouvent dans le fonds d’archives de l’atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve au Château Dufresne.

Où sont passés les artefacts historiques? Où est l’écomusée en lieu et place de la démolition devenue stationnement et tas de terre? Qu’est-il advenu de l’accès, même restreint au fleuve qu’avaient les ouvriers? De concert avec les transformations de la rue Notre-Dame, il nous est promis l’érection d’un promontoire en prolongement du parc Champêtre voisin de la caserne Létourneux. De loin, d’un point élevé nous pourrions contempler le fleuve. Qu’attend l’administration du Port dit de Montréal pour le concrétiser. Elle a fait enterrer le site de la «shop 2» en un mois. Ce n’est pas les moyens qui lui manquent?

Je l’ai mentionné lors de l’entrevue. Adolescent je me suis retrouvé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Sauf une courte période durant laquelle j’ai habité à Mirabel. J’y ai toujours vécu. Après avoir obtenu ma maîtrise en 1996 au lieu de la transporter à Outremont ou dans le 450, j’ai décidé avec ma compagne de vie Gaétane Couture, qui elle est née à Drummondville, de nous installer ainsi que mon atelier d’artiste dans le quartier Hochelaga.

En 1998, nous avons acheté un duplex de style Art déco construit en 1929 comprenant plusieurs ateliers de bonne dimension. Nous avons naturellement rafraîchi la peinture des ouvertures en bois, rénové deux ateliers et surtout nous avons arraché du sol qu’ils recouvraient en totalité plus de 3 000 pieds carrés d’asphalte et de béton. Nous avons depuis installé de la tourbe, planté cinq arbres, ce qui fait neuf arbres autour de la maison et plantés des centaines de fleurs ainsi que du lierre de Boston. La propriété a la forme d’un fer à cheval ouvert vers la rue. Toute cette verdure est devenue une vue appréciée des voisins, passants et visiteurs du quartier.

Nous avons contribué à la création de l’Association de quartier Entre-Voisins qui s’occupe d’un jardin collectif que l’administration de monsieur le maire Pierre Bourque a aidé à installer. Tous les ans nous disposons une quarantaine de demi-tonneaux de bois remplis de fleurs sur les trottoirs environnants.

C’est ce que nous entendons par bon voisinage. Témoigner d’affection pour son quartier et ceux qui y vivent, faire montre d’une éducation et d’une conscience sociale généreuse. Améliorer les choses, embellir ce qui peut l’être. Les oiseaux le font, pourquoi l’humain ne travaillerait-il pas à la construction de son nid?

Là est la question posée au Port de Montréal. Quelle sorte de voisin est-il depuis 1830? Nos enfants peuvent-ils aller se baigner dans sa piscine? Alors que j’écris ces lignes, Ramon, un voisin vivant l’autre côté de la rue est venu sans crainte m’emprunter une longue échelle d’aluminium.

En d’autres circonstances, il est fréquent qu’un voisin n’aime pas la clôture de l’autre. La clôture de broche du Port, je l’ai mentionné la dernière fois, n’est pas à l’ouest de la rue Davidson aussi oxydée qu’à l’est de Pie-IX. Elle a été réparée. Le port de Montréal en a profité pour ajouter deux rangées de barbelées en V à son sommet. Pourquoi pas des Miradors et des chiens pisteurs? Il est évident que nous assistons là aux réflexes d’une organisation se sentant assiégée. S’il y a à convoiter. Peut-être y-a-t-il, sinon à partager, au moins à montrer?

Au début des années soixante, nous pouvions par la rue Dézéry nous rendre jusqu’au fleuve. Mon ami Richard et quelques autres garçons, les pieds pendants dans le vide, y pêchaient. Richard maintenant âgé de cinquante-sept ans, alors qu’il habite Longueuil, prend toujours plaisir à pêcher à bord d’une petite chaloupe près du pont Jacques-Cartier.

Âgé de douze ans je jouais sur les quais de béton. Une journée j’en ai ramené dans des plats une sorte de cassonade brute qui avait été transbordée d’un navire à travers des grilles dans le sol. Ce qui importe ce n’est pas le manque d’hygiène, les risques de la chose. Je vois là la découverte de l’ailleurs. J’avais bien candidement ramené un morceau d’îles éloignées à la maison.

Ce qui me ramène à l’écomusée et me questionne. Où est ce beau grand bâtiment qui aurait pu être offert aux 45 000 citoyens d’Hochelaga-Maisonneuve par le port de Montréal en compensation de sa présence. Où est la porte ouverte du voisin ? Alors qu’ils font des plans pour l’avenir de plusieurs milliards de dollars, où sont les retombées sociales, culturelles et financières concrètes? Où est l’accès, je le réitère, même contrôlé, au fleuve?

Les quarante-cinq-milles, jeunes et vieux, femmes et enfants, citoyens d’Hochelaga-Maisonneuve ne méritent-ils que cela, la pollution des milliers de camions chargés de conteneurs, source de sa prospérité présente et à venir, fermés à double tour longeant une clôture couronnée de barbelés?

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