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Le beau métier | BOURJOI
Le beau métier

Certains citoyens, afin de peut-être flatter leur estime de soi, tyrannisent leurs voisins.

Ils s’arrogent le droit de donner des leçons et établissent les règles absolues de compétences humaines.

Ils en font des dogmes qui à l’égal de tous les dogmes n’ont pour but que de rassurer celui qui les impose. Alors que nous devons tous espérer un savoir-vivre à l’orée du savoir être, ils servent peu à faciliter le vivre ensemble.

Nous ne pouvons vivre une vie uniquement dans l’idée que nous nous en faisons. Nous ne pouvons, si ce n’est pour être sans cesse insatisfait, nous contenter de rêver notre réalité d’humain. Nous devons également nous inscrire dans le réel avec tous les autres vivants. Nous ne devons pas craindre le morcelé de nos limites communes et offrir l’accolade à chacun de nos voisins s’agitant comme nous au creux de ce que d’autres appelaient la vallée des larmes. Il faut être héroïque pour accepter avec bonheur de jouir de notre condition. Ne faisons-nous pas tous vaillamment usage au quotidien d’un esprit destiné à plus ou moins long terme à défaillir.

Il y a très longtemps de cela, plus de quarante ans, jeune adolescent j’ai choisi de devenir artiste en arts visuels. Je n’ai jamais cessé d’y travailler. Pour cette raison il a été et demeure pour moi essentiel d’en faire un beau métier. Ce que nous faisons de notre vie active est, je crois, extrêmement précieux lorsqu’il contribue à notre nature, à notre identité et à notre nature d’humain. Chaque geste posé dans le cadre de notre métier doit témoigner de notre expérience, de notre engagement personnel, de sa contribution à notre vie et notre participation à la vie collective.

En arts visuels chaque détail est soumis à l’observation; la composition, les motifs, la pâte, le pigment, la luminosité, le montage, la finition, la présentation, la résilience, l’intention, le message s’il y en a un. Tous les composants de la mise en forme mis en synergie doivent traduire la satisfaction de pouvoir montrer un beau métier. Tout le contraire de ce corps qui un jour prochain deviendra un palais de ruines.

Cela étant dit du métier nous pouvons également devenir compagnon de vie attentif, fils attendri, parent disponible, ami généreux et en beaucoup d’autres dimensions du vivre ensemble de bons amateurs.

Lorsque je conduis une voiture, malgré mes cinq-cent-quatre-vingts mois d’expérience et mon récent périple de deux-mille-cinq-cents kilomètres en quatre jours au volant d’un camion pour déménager les biens de tante Aline, je ne suis qu’un conducteur amateur.

Malgré cinquante-huit années de vie dans un seul corps, le mien, celui d’un homme, je ne suis dans sa gestion qu’un amateur. Au mieux de mes connaissances, je ne peux en prévoir ni la durée ni l’état dans un avenir prochain.

En mille-neuf-cent-soixante-six, à l’âge de seize ans, au tout début de mon incursion sur le marché du travail, j’ai été durant quelques mois apprenti plombier. Mon compagnon de travail lui avait plus de vingt années d’expérience. Il était normal pour lui d’avoir un apprenti. Il ne thésaurisait pas ses connaissances du métier et ne jugeait pas de mes maladresses. Bloquer une bague d’acier doux d’un pouce de diamètre avec une clé à tuyaux de vingt-quatre pouces de toutes ses forces ne peut donner de bons résultats. Cela m’a été enseigné. Lorsqu’on me demande si je vis de mon art, puisque je le fais, je le vends et l’enseigne, je dois acquiescer par l’affirmative. Parce que je l’enseigne, il est également primordial pour moi que la pédagogie, à l’image de l’art soit un beau métier.

Même si je consacre également quelques heures de ma vie à l’écriture, malgré l’usage, comme en conduite automobile, je reste un amateur.

Boileau a déjà affirmé qu’une idée bien comprise s’énonce aisément et les mots pour le dire viennent facilement. Bien maladroitement, il faut le dire, je m’attache plus aux implications de cette citation qu’aux règles de grammaire et de syntaxe.

Participant à l’élaboration de la culture, l’artiste en reçoit l’obligation de savoir communiquer. Ayant déjà beaucoup appris des gestes de plusieurs métiers, en écriture je reste et entend rester un amateur. Il y a par ailleurs certaines catégories d’artistes, les romanciers, les poètes, les scénaristes, peut-être même d’une certaine manière les journalistes qui ne peuvent eux se contenter d’être des amateurs de l’écrit, c’est comme on peut dire leur fonds de commerce. C’est l’essentiel de leur métier.

Ce qui n’empêche que pas plus que mon engagement artistique ne me donne le droit de juger de la maîtrise artistique de mes voisins, la recherche d’excellence grammaticale des professionnels de l’écrit ne leur donne pas le droit de juger leurs voisins. Pas plus qu’à moi qui enseigne l’art parce que je trouve pourtant cela important dans la formation de la nature culturelle humaine. S’ils croient réellement que pour être admis dans la famille des humains nous devons maîtriser le mot tel qu’il devrait s’écrire selon des normes inventées. Ils se doivent de présenter leurs conseils et leur aide plutôt que leurs jugements.

Il ne me viendrait jamais à l’idée d’exiger de chacun de mes voisins qu’il fasse un beau métier de la peinture. Je comprends assez mal qu’on puisse exiger de ses voisins qu’ils excellent à la maîtrise des règles de l’écriture. Comme je le fais avec l’art, si l’on désire qu’il soit bien appris, il faut prendre le temps de l’enseigner. On ne peut se contenter de juger les performances de ses voisins; ce n’est que se valoriser au détriment des autres. Nous ne sommes tous naturellement bien équipés que pour vivre et survivre, rarement et très exceptionnellement pour devenir académicien ou récipiendaire de prix Nobel. De toute manière, le but de la vie est de faire des vivants, pas des snobs ou des maîtres de quelque technique que ce soit. Notre voisin, dont le sobriquet « Tomate » fait sourire, est analphabète. Âgé de soixante-seize ans, aussi frêle soit-il, il est toujours très actif. Au volant de son vieux camion à boîte ouverte, il est toujours ferrailleur dans notre quartier. Depuis soixante-ans il participe avec enthousiasme à la vie du quartier. Ce n’est pas parce qu’il ne sait pas lire que sa vie est peu intense.

Chacun de nous humain, il semblerait, sommes heureusement doués pour la parole. Il ne semble pas malgré cela que la maîtrise de l’écriture soit génétique, même si selon Steven Pinker ou Noam Chomsky, le Mentalais aurait des airs de grammaire universelle. Cela est un apprentissage, comme la danse ou la poutre olympique. Nous ne sommes pas tous destinés à être l’égal de Nadia Comaneci, pourquoi devrions-nous devenir les égaux de Michel Tremblay?

Souhaiter en être les émules est déjà très appréciable.

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