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Qu’attendent certains journalistes, ces gardiens de la démocratie, pour prendre conscience des failles scandaleuses de la démocratie canadienne? Qu’attendent-ils pour gommer leurs vieilles idées sur le rapport de force Canada/Québec? Ne voient-ils pas que c’est une minorité qui propose de prendre le pouvoir à Ottawa?

Il serait normal selon eux qu’un politicien obtus représentant 40 % des électeurs Canadiens impose ses valeurs dont la protection de l’environnement est absente à 60 % des canadiens qui eux voudraient qu’on en tienne compte, mais inadmissible que les Québécois fassent valoir leurs choix. Ils trouvent acceptable que la politique ressemble à une joute de hockey et que le gouvernement, comme une simple coupe en toc, puisse échoir sans partage au plus agressif.

Dès le début de son mandat, en dictant sa volonté aux représentants essentiels de la démocratie que sont les journalistes, le premier ministre Stephen Harper nous a montré son autocratisme naturel. En page A14 de La Presse de mercredi 8 octobre 2008, Patrick Lagacé nous explique que les candidats au Québec du PCC ne sont que « les marionnettes muettes » de Stephen Harper. C’est cela qu’il appelle prendre des forces? Veut-il dire prendre nos forces? C’est comme la vieille blague selon laquelle la banque veut notre bien. Elle veut posséder tout notre bien.

Nous nous souvenons tous de l’outrecuidance de Jean Chrétien. En suivant l’exemple de Pierre-Elliot Trudeau, il n’a pas hésité à abuser des lacunes de la démocratie canadienne en concentrant tout le pouvoir politique canadien au sein de son exécutif et même dans son bureau.

Le chemin étant tracé, plus que ses principes sortis tout droit d’un autre siècle, nous devons de Stephen Harper craindre les excès de contrôle. Il ne cesse pas de répéter qu’il faut, comme au temps de Duplessis, voter du bon bord. À contrario, il nous dit que tous les Canadiens, surtout les Québécois, qui n’auront pas voté pour lui seront exclus de ses bonnes grâces. Ce n’est pas le Québec comme il le prétend que Stephen Harper ne comprend pas. C’est la démocratie que les Québécois appellent de tous leurs vœux qu’il ne comprend pas. Comment peut-il, sans rire, souhaiter exclure des dizaines de représentants légalement élus dans une élection démocratique des affaires de l’État et les confiner, selon ses propres termes, à rester dans les estrades?

En métallurgie, nous apprenons que l’acier inoxydable est un alliage composé surtout d’acier oxydable, de carbone et de chrome.

Si vous placez des pièces d’acier au carbone près d’une pièce d’acier inoxydable et les exposez à l’eau, il est possible que l’acier au carbone contamine l’acier inoxydable. Jamais le contraire. L’acier inoxydable est justement inoxydable et ne peut rendre les différents types d’acier au carbone inoxydable sans passer par la fusion et en faire un alliage, sans changer sa nature.

De même pour la fédération canadienne. Alors que les Canadiens n’hésitent pas à exiger que les Québécois deviennent Canadiens, donc changent de nature, il ne leur viendrait pas à l’esprit d’exiger qu’eux-mêmes deviennent Québécois.

Une impasse (double bind) conceptuelle. On ne peut avoir l’un et son contraire.

L’unifolié ne se fera jamais. Le monde moderne, et le multiculturalisme peut-être, en ont fait une courtepointe cousue de fil blanc. Le Canada espéré qui ne serait plus une fédération ne se fera pas. Il est trop tard pour cela. C’est le projet périmé d’une autre époque.

Les Canadiens des régions suivantes : l’Atlantique, les Territoires du Nord-Ouest, les Prairies et leur « Bible belt » incarnée par le Reform party de Stephen Harper, la Colombie-Britannique des Rocheuses, le Bas-Canada québécois et le Haut-Canada ontarien prennent irrépressiblement conscience de leurs différences.

Il ne devrait plus y avoir de pouvoir politique unique. Ayant de moins en moins de raisons d’être homogène, le pouvoir politique devrait se faire une raison et refléter la réelle diversité de la fédération canadienne s’exprimant par des besoins différents d’un océan à l’autre. Nous n’avons plus à voter pour Ottawa. La démocratie moderne devrait s’ajuster. Cela ne sert plus à rien de le rêver ou de le souhaiter. Il est temps pour chacun des membres de la fédération canadienne de se distinguer.

Au Québec, avec le Bloc québécois pour nous représenter à Ottawa, en barrant la route à l’autocratisme à la fois centralisateur et excentrique de Stephen Harper, nous ne ferons que reconnaître la réalité politique et sociale de cette fédération.

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